Je ne sais pas pourquoi. Sûrement la fin d'une période pluvieuse.
Mais je suis heureuse. Vraiment heureuse. J'aime et je suis aimée. On aime, on est aimé. Je pense que si on offre l'amour, on nous le rendra en retour. Reste à savoir si on sait donner. Ah ! L'homme et son orgueil. On a honte de donner. C'est bien dommage... Combien de personnes iront donner sans pitié, mais simplement avec compatie. Donner pour donner. Et ne rien attendre en retour. Etre heureux de donner, et d'offrir. On devrait tous réagir comme ça. Alors, je lance un appel : donnons. Donner dix euros à un pote qui a besoin de s'acheter des clopes, je ne suis pas persuadée que ce soit une bonne forme de don. On aura peut être même des remords. Quoiqu'il en soit, je suis positive. Tout est positif.
Bon, je vous l'accorde, il y a des milliers de gens qui souffrent et ont souffert aujourd'hui. De faim. De froid. De chaud. De douleur. De malheur. De viol. De suicide. De conneries. Mais à part ces évènements très accessoires finalement, tout va bien non ? Je me suis personnellement enfin rendue compte qu'il existait des gens vraiment bien sur terre. Et aussi que nos différences ne sont pas des forces. Mais des véritables poids libérateurs. On m'a dit aujourd'hui que j'étais différente car unique. C'est le plus beau compliment qu'un beau garçon (c'est le cas de le dire) m'aie jamais fait. Mets toi à ma place. Un jeune garçon aussi beau que Johnny Depp (je te promets, peut être mieux) te dit que tu es différente car unique. Je suis sûre que tu réagis comme moi. Ne mens pas. Il y a vraiment des gens bien sur terre. Je l'ai déjà dit ça non ? Je le redis encore alors. Parce que il faut que tu en sois persuadé. Je n'y crois pas. Je suis en train d'exercer une pression psychologique intense et malsaine sur ton cerveau. Ne m'écoute pas. Mais entends moi. Et réfléchis avec ta conscience. Je ne crois pas être en train de raconter que c'est nul le racisme. Quoique, c'est nul le racisme, en passant. Je suis simplement en train de capter avec moi-même que la vie est belle. Positive à souhait. Et que je l'aime plus que tout. J'adore les rencontres. Je rencontre des gens vraiment géniaux en ce moment. J'adore rire. Ils me font rire. Je vis des moments magnifiques. J'espère les vivre pleinement. Car on ne les vit qu'une fois dans sa vie. Non. Je n'espère pas. Je vis. On parle souvent d'avenir. J'ai vraiment envie de m'arrêter. Ne plus bouger et attendre. Non. Ces moments sont tellement uniques. Uniques. "Tu es différente car unique". Même les secondes le sont. Différentes, car uniques. Oh ! La vie est belle. J'ai envie de le crier à tout le monde. Je crois que je ne pourrai jamais me passer de rencontres. Ce sont des joies, mais aussi des défis. Savoir accepter l'autre comme il est, dans ses valeurs et son concept de la vie. Une véritable aventure. La vie est une véritable aventure. Nos vies sont différentes, car uniques. J'y crois profondément. Je suis unique. Tu es unique. Il est unique. Nous sommes uniques. Je pense. Je pense à notre chance à tous. Rien que le fait de penser que je suis unique me fait sourire. Je souris d'être différente. Quelle joie. Quelle joie ! On devrait faire une immense fête pour fêter comme il se doit nos différences. Pourquoi n'arrivons nous pas à nous réjouir de ces simples constatations ? On devrait même en jouir. Faisons l'amour parce qu'on est unique tiens. C'est une occupation accessoiriste, certes, mais qui nous rend profondément heureux. Je crois. Je pense. Je suppose. Si le plaisir existe, et si on peut en jouir qu'en vie, la vie est donc un bonheur. J'ai envie de vous raconter tout ce qui me rend heureuse. Le problème c'est que ça ferait sûrement deux pages. Je peux résumer peut être ? Oui, c'est une bonne idée. Résumons ensemble. Le soleil est revenu. Il fait beau. J'aime. Je suis aimée. Je suis différente. Je suis unique.
Tout est positif.
Finalement, on peut clore le tableau en dix mots. A tout casser. Waah. Le monde est vraiment bien fait. Je pense que je vais m'arrêter là, pour deux raisons. D'abord ma soeur veut la place. Ensuite, je pense que je commence à raconter des choses peu concrètes. Mais écrire pour raconter de l'abstrait, c'est finalement utile puisque des gens, qui ont les mêmes idées inutiles que moi liront sans doute ce pavé et, cela les fera soit enrager parce qu'ils auront perdu du temps, soit sourire car ils penseront que c'est vraiment, vraiment inutile à leur vie, soit réfléchir et méditer. J'espère pour vous que c'est la troisième solution, car si vous lisez ces lignes et que vous en avez marre, je vous plains. Sincèrement. Je pense que je suis tout le temps sincère. Sauf quand je ne le suis pas. Mais c'est évident. Finalement, chaque chose est évidente, sauf les choses qui ne le sont pas. ça devient un peu compliqué là. Je me prends la tête avec moi-même, c'est assez hilarant, non ? Je t'avoue que moi, je m'éclate vraiment à écrire ces petits textes. D'abord parce que je m'ennuie. Mais j'aime vraiment m'ennuyer. Parce que. Quand je ne m'ennuie pas, je trouve que je fais quelque chose de vraiment, vraiment intéressant alors qu'il aurait pu être intéressant sans les vraiment. Je me comprends. Pas toi ? C'est sûrement normal, je commence à m'auto-parler, ou plutôt m'auto-écrire. Parce que. Après, je vais me relire. Je vais me dire que je suis une pauvre cruche qui est en train d'exhiber ses pensées sur la toile. Et je serai vraiment vraiment fière de moi. Alors que j'aurais pu être fière de moi sans les vraiment. Déjà dit ? Tant pis. Il m'a aussi promis une définition de la modestie. Il est vrai que ce mot est bien loin de moi. Il m'a promis. Je lui fais confiance. Bientôt, je vous promets, je ne serais plus orgueilleuse et égocentrique comme je le suis aujourd'hui. Un blog pour me parler. ça devient presque décadent. Je vous l'accorde. Avec la mention excellent. Je pourrais continuer comme ça pendant des lignes et des lignes. Mais bon.
Le soleil est revenu. Il fait beau. J'aime. Je suis aimée. Je suis différente. Je suis unique.
Tout est positif.